Newsletter saisir un email

Cash flows et tableau emplois ressources

Dernière mise à jour :

Si la majorité des responsables d’entreprise sont très concernés par la notion de résultat comptable, ils oublient trop souvent la notion de flux financiers.

Ceux-ci influent directement sur la trésorerie de l’entreprise. Il est donc important de mieux les connaitre et de les calculer
afin de mieux cerner la capacité de l’entreprise à générer  de la trésorerie.


Sommaire


Haut ↑

La notion de cash-flow

Ce terme anglo-saxon désigne tout simplement le flux d’argent créé ou utilisé par l’entreprise. Son calcul se fait à partir des
éléments comptables. Pour ce faire il est nécessaire d’avoir au moins deux exercices.

Contrairement à la capacité d’autofinancement, le cash-flow tient compte des décalages de trésorerie liés au besoin en fonds de
roulement. De même il intègre remboursements d’emprunts, nouveaux emprunts, versements de dividendes, augmentations de capital, ou encore prix de cession des éléments d’actif. Il est en fait un condensé des décaissements et encaissements de l’entreprise sur une période donnée.

Il donne une information précieuse sur les postes créateurs de trésorerie et les postes dévoreurs de trésorerie. Il offre une vue
générale de la variation des besoins et des ressources de l’entreprise.

Le cash- flow opérationnel (operating cash-flow)

Il correspond aux flux de trésorerie d’exploitation.Il se calcule de la façon suivante :

Résultat net

+ dotations nettes aux amortissements et aux provisions

- plus-values de cession d'actifs

+ moins-values de cession d'actifs

- variation du besoin en fonds de roulement


Concernant la variation du besoin en fonds de roulement, il se calcule en comparant les comptes actif/passif et en calculant leur évolution d’une année sur l’autre.

Exemple :

comptes année 1 année 2 évolution
stocks 10 000 12 000 +2 000 (besoin)
clients 15 000 13 000 - 2 000 (ressource)
autres créances 11 000 16 000 + 5 000 (besoin)
fournisseurs 17 000 24 000 +7 000 (ressource)
autres dettes 14 000 10 000 - 4 000 (besoin)


On voit ici qu’une augmentation des comptes de l’actif constitue un besoin de financement (argent indisponible) alors que leur diminution devient une ressource (plus d’encaissements).

Pour les comptes de passif, c’est l’inverse. La ressource est constituée par une augmentation des comptes, le besoin par une diminution (moins de crédit octroyé par les créanciers).

Si on intègre maintenant la première partie du cash- flow opérationnel, on peut donner l'exemple suivant:

résultat net 60 000
+dotations aux amortissement 20 000
- plus value de cession d'actof - 12 000
+ moins value de cession d'actif 5 000
variation de stocks - 2000
variation des clients + 2 000
variation des autres créances - 5 000
variation des fournisseurs + 7 000
variation des autres dettes - 4 000
CASH FLOW OPERATIONNEL +71 000

 

Le cash- flow d’investissement (investing cash-flow)

Ce cash-flow nous montre les flux de trésorerie lies à la politique d’investissement de l’entreprise.

On peut le résumer ainsi :

Coût d’acquisition des nouvelles immobilisations (besoin donc négatif)

Prix de cession des éléments d’actifs immobilisés (ressource donc positif)


Continuons notre exemple :

coût d'acquisition des nouvelles immobilisations  -150 000
prix de cession des éléments d'actifs immobilisés 25 000
CASH FLOW D'INVESTISSEMENT - 125 000

Le cash-flow financier (financing cash-flow)


Dans cette dernière section, nous allons voir apparaitre les flux de trésorerie liés à la politique de financement de l’entreprise.

Augmentation de capital (ressource donc positif)

Nouveaux emprunts (ressource donc positif)

Distribution de dividendes (besoin donc négatif)

Remboursement d’emprunts (besoin donc négatif)


Poursuivons notre exemple :

augmentation de capital 60 000
nouvel emprunt 100 000
dividende distribués -35 000
remboursements d'emprunt - 45 000
CASH FLOW FINANCIER +80 000

Le cash-flow global

Le cash-flow total dégagé par l’entreprise s’obtient en additionnant les trois cash-flows. Leur somme doit être égale à la variation de trésorerie observée entre les deux exercices.

Fin de notre exemple :

cash flow opérationnel +71 000
cash flow d'investissement - 125 000
cash flow financier +80 000
CASH FLOW TOTAL + 26 000

La somme de 26 000 euros doit correspondre à l’amélioration de la trésorerie constaté entre l’année 1 et l’année 2.

 

Haut ↑

Le tableau emplois/ressources

Ces informations  peuvent être résumées dans un tableau récapitulatif, appelé tableau emplois/ ressources.

Moins détaillé que les tableaux de cash-flows, il offre une vue plus globale de l’entreprise et est un bon outil de communication avec les tiers (banques, fournisseurs, personnel).

Reprenons notre exemple et présentons le sous la forme d’un tableau emplois/ ressources :

EMPLOIS   RESSOURCES  
dividendes distribués 35 000 variation du capital 60 000
nouvelles immobilisations 150 000 capacité d'autofinancement 73 000
variation des stocks 2 000 produits de cession d'actifs 25 000
variation des clients - 2 000 nouveaux emprunts 100 000
variation des autres créances 5 000 variation des fournisseurs 7 000
remboursements d'emprunt 45 000 variation des autres dettes -4 000
TOTAL 235 000 TOTAL 261 000

 Variation de la trésorerie             261 000 – 235 000 = + 26 000      

capacité d'autofinancement= résultat 60 000 + dotations 20 000 – prix de cession 25 000 + valeur nette (25 000-7000)
= 73 000 

 



Commenter cet article


Espace membre
pour que votre réaction soit publiée immédiatement, merci de vous connecter à votre compte

Se connecter et publier

Vous n'êtes pas encore inscris
sur LegiSocial.fr

S'inscrire et publier

Commentaire libre
Vous pouvez réagir sans vous inscrire, votre
commentaire n'apparaîtera en liqne qu'après
modération.






Copyright (c) PME-Gestion - http://www.pme-gestion.fr/