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Financement des investissements

Dernière mise à jour :

L’entreprise a besoin d’investir pour assurer son développement. Il peut s’agir d’investissements en biens matériels ou immatériels. A chaque décision d’investir se pose le problème du financement. Plusieurs pistes peuvent être alors envisagées.


Sommaire


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Les différentes catégories d’investissements

Quand on parle d’investissements, il s’agit généralement de l’acquisition d’immobilisations. Nous distinguerons donc deux types d’immobilisations, chacune ayant ses caractéristiques propres.

Les immobilisations incorporelles

Il s’agit la plupart du temps de fonds de commerce, de droit au bail ou de pas de porte. Ces investissements ont en commun leur fait qu’ils sont intangibles et correspondent à l’acquisition d’un emplacement, d’une clientèle et d’une localisation pour le premier et un simple droit d’occupation du local commercial pour les deux suivants.

La règle en vigueur est le financement par emprunt. Ces biens n’étant pas fiscalement amortissables, on ne pourra pas calquer la durée de l’emprunt sur la durée d’amortissement de ces immobilisations incorporelles. La durée généralement retenue oscillera entre 5 et 8 ans. Cette durée fera bien entendu l’objet d’une négociation avec le prêteur.

Les immobilisations corporelles

Il peut s’agir de terrains, de locaux, de machines, d’équipement ou de véhicules.

Deux solutions s’offrent alors à l’entreprise : le financement par emprunt classique ou le financement par crédit-bail.

Dans les deux cas, le prêteur veillera à ce que la durée du financement n’excède pas la durée d’utilisation du bien, c’est-à-dire généralement la durée d’amortissement (à l’exception des terrains non amortissables).

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Le financement sur fonds propres : à éviter

Nous parlons emprunt et crédit-bail (dont nous verrons les caractéristiques plus loin) mais pas d’autofinancement.

En effet le financement sur fonds propres est généralement à proscrire. La richesse produite par l’entreprise doit servir avant tout à financer ses besoins d’exploitation : les stocks ou encore le financement des comptes clients (crédit accordé aux clients de l’entreprise).

Et ceci pour deux raisons : d’une part parce qu’il est plus facile d’obtenir un financement bancaire sur un investissement présentant des garanties pour le prêteur et ensuite parce que l’investissement productif produira de la richesse, donc de la trésorerie dont on utilisera une partie pour le remboursement du financement. L’investissement s’autofinancera ainsi tout seul.

Dernière remarque : l’entreprise bénéficiera de plus de l’effet de levier, c’est-à-dire de la possibilité d’investir plus que ses moyens financiers propres ne le permettent. Elle pourra ainsi accélérer son développement en investissant dans une immobilisation rapidement productive, tout en lissant ses remboursements.

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Le financement par emprunt

Caractéristiques principales

 Un emprunt est une somme mise à la disposition d’un emprunteur (l’entreprise) par un prêteur (le plus souvent une banque). Les différentes modalités d’un emprunt sont les suivantes :

  • Son objet : il s’agit principalement de financer des biens immobiliers ou mobiliers, parfois des biens immatériels comme les fonds de commerce par exemple.

  • Son montant : il est directement lié au coût de l’investissement envisagé. Il est à noter qu’en aucun cas la banque ne financera la TVA dont l’avance restera à la charge de l’investisseur. De même, pour des raisons de risque, la banque peut refuser un financement à 100 % et exiger un apport de l’entreprise.

  • Sa durée : elle dépend de la nature du bien et de sa durée de vie. Un bien durable dans le temps (immobilier par exemple) sera financé sur une durée plus longue qu’un matériel informatique à obsolescence rapide. Cette durée est à rapprocher de la durée d’amortissement du bien financé. Leur fonctionnement est à peu près identique.

  • Son taux : il s’agit là de la rémunération du banquier. Le taux peut être fixe ou variable. Dans ce dernier cas, il est calculé sur un indice (+ marge de la banque). A la question «  faut- il emprunter à taux fixe ou taux variable ? », il n’y a pas de réponse toute faite. On partira toutefois du principe suivant : quand les taux sont bas, il est préférable d’opter pour un taux fixe, car le risque de hausse est supérieur à l’opportunité de baisse. Quand les taux sont élevés, on peut anticiper une baisse et choisir un taux variable. Il est à noter que beaucoup de taux variables sont soit « cappés »( ils ne peuvent pas monter au-delà d’un certain pourcentage) soit  « floorés » (ils ne peuvent pas descendre trop bas), soit les deux à la fois.

  • Ses échéances : mensuelles, trimestrielles voire annuelles. Elles peuvent aussi être échues (paiement en fin de période) ou à échoir (paiement en début de période).

  • Ses garanties : la banque a besoin de garanties pour financer l’opération. Il peut s’agir d’une hypothèque (immobilier), d’un nantissement (matériels et immatériels) ou d’un gage (véhicules).  Pour les petites entreprises, la caution personnelle du dirigeant est souvent exigée.

Principes comptables

Un emprunt est logé au passif du bilan et fait partie des capitaux permanents.  Au fur et à mesure de son remboursement, son montant décroit dans le bilan. Il impacte donc le fonds de roulement de l’entreprise en cas de biens non amortissable. Car dans le même temps, si l’immobilisation est amortissable, l’actif immobilisé se réduira lui aussi d’un montant sensiblement identique.

Les intérêts sont des frais financiers apparaissant dans le compte de résultat. Ils sont une charge et contribuent donc à la baisse du résultat et engendrent alors une économie d’impôt.

Il faut noter la dégressivité des frais financiers. En règle général, l’emprunt est dit « à échéances constantes », c’est-à-dire que la somme remboursée est la même chaque mois. Mais on rembourse prioritairement les intérêts qui sont dons plus importants au début qu’à la fin de l’emprunt. Le capital remboursé fait l’inverse.

L’économie d’impôt liée aux frais financiers est donc plus conséquente au début de l’emprunt qu’à la fin.

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Le financement par crédit-bail

Le crédit-bail est une opération de location qui implique trois intervenants : l’entreprise, le fournisseur et la société de crédit-bail (souvent filiale d’un établissement bancaire). Bien qu’il existe du crédit-bail immobilier, la majorité des opérations vise à financer des biens matériels.

Mécanisme 

Le mécanisme se décompose en plusieurs phases : 

  • L’entreprise choisit un équipement chez un fournisseur.

  • Elle dépose un dossier de demande de crédit-bail dans une société spécialisée.

  • Une fois l’accord obtenu, la société de crédit-bail achète le bien chez le fournisseur et le met à la disposition de l’entreprise, moyennant un loyer.

  • A la fin du contrat, l’entreprise a le choix entre rendre le matériel ou le conserver moyennant le paiement d’une valeur résiduelle (ou valeur de rachat) définie dans le contrat.

    Le contrat est un contrat d’une durée généralement comprise entre 3 et 7 ans et donne lieu à des paiements de loyer TTC. Comme il s’agit de loyers, aucun taux n’apparait même si un taux a été utilisé pour le calcul des échéances.

    Le crédit-bail est intéressant dans la mesure où les réponses des organismes financiers sont en principe rapides et que le financement est à 100 % (y compris la TVA bien entendu). Il est principalement utilisé pour financer des biens matériels identifiables (véhicules, machines, informatique) mais n’est pas possible pour le financement de l’immatériel.

Principes comptables

Le crédit-bail étant un loyer, il s’agit donc d’une charge déductible dans le compte de résultat. Il vient minorer le résultat et donc l’impôt.

En cas de rachat en fin de contrat, le bien sera inscrit en immobilisation à l’actif du bilan pour sa valeur résiduelle.



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