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Le résultat par rapport aux fonds propres

Dernière mise à jour :

Parce que l’actionnaire qui investit attend une rentabilité de son investissement, la relation entre fonds propres et résultat est intéressante à étudier et à comprendre.


Sommaire


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La notion de résultat

Le résultat net est la résultante de la soustraction des produits et des charges. A ce titre il est un indicateur de la rentabilité de l’entreprise.

Cette rentabilité peut se calculer par un ratio de profitabilité de cette forme : Résultat net/ chiffre d’affaire. Plus ce ratio est élevé, plus la rentabilité est élevée, c’est-à-dire plus l’activité est génératrice de profits.

Attention : le résultat, qu’il soit comptable ou fiscal, ne donne qu’une esquisse de la rentabilité réelle de l’entreprise. La trésorerie donne elle aussi de précieuses indications sur la capacité de l’entreprise à dégager du cash. En effet du fait des décalages de trésorerie existants dans l’entreprise, une entreprise rentable peut souffrir néanmoins d’un manque structurel de liquidités.

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La notion de fonds propres

Les fonds propres de l’entreprise apparaissent en haut du passif du bilan. Ils correspondent à deux choses :

  • Les apports faits par les actionnaires (capital social)

  • Les résultats conservés (donc non distribués) sous la forme de réserves (légale ou  non), de report à nouveau et de résultat du dernier exercice.

    Pour l’entreprise, les fonds propres sont une dette envers les actionnaires. En effet les fonds propres appartiennent aux actionnaires et sont mis à la disposition de l’entreprise par ceux-ci.

    L’actionnaire a donc apporté puis a laissé des résultats dans l’entreprise afin que celle-ci puisse continuer son développement. Il s’agit donc de fonds investis par l’actionnaire dans l’entreprise.

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La rentabilité des fonds propres

L’actionnaire doit donc pouvoir mesurer la rentabilité de ses fonds investis. Il pourra le faire de deux manières : 

  • Dans une optique de valorisation de son placement à long terme, il optera pour le ratio suivant, appelé ROE (Return on Equity, soit retour sur fonds propres) :

    Résultat net / total fonds propres.

    Ce ratio lui indique la rentabilité de son investissement en terme de valorisation de sa participation. En effet, il s’agit là non pas de mesurer une rentabilité théorique mais de valoriser ses actions au vu du rendement offert par celles-ci.

  • Dans une optique de valorisation à plus court terme, on optera pour un ratio différent, à savoir :

    Dividendes versés / total fonds propres.

    Ce ratio mesure la capacité de l’entreprise à rémunérer directement ses actionnaires par le versement d’un dividende annuel. Ce ratio est directement lié à la politique de versement de dividendes de l’entreprise (souvent liée à ses besoins de conserver du résultat pour pérenniser son activité mais aussi bien entendu à sa capacité de générer du résultat distribuable) mais  aussi à sa capacité financière de débourser des dividendes réguliers. Ce ratio intéresse plus particulièrement  l’actionnaire à la recherche de revenus réguliers.

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Explication des variations du ROE

Il est bien entendu que la variation du résultat net influe sur le ratio.

Mais l’évolution des fonds propres va avoir elle aussi une influence sur celui-ci.

Une hausse des fonds propres peut venir de deux causes principales : une augmentation de capital ou une conservation accrue des résultats. A l’inverse une distribution généreuse va avoir pour but de maintenir les fonds propres à un niveau quasi stable. Une distribution exceptionnelle, prenant sur les réserves par exemple, pourrait même avoir pour effet de réduire drastiquement les fonds propres et donc de booster le ratio.

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Le choix de l’actionnaire

Il semble évident que l’actionnaire, s’il a le choix d’investir dans plusieurs entreprises ou plusieurs projets, privilégiera un ROE élevé.

Mais d’autres facteurs rentrent en compte lors de l’étude des dossiers :

  • La capacité de l’entreprise à générer du cash et donc de pouvoir verser des dividendes si besoin.

  • L’évolution du besoin en fonds de roulement qui peut interdire une distribution massive.

  • Une évolution erratique des fonds propres qui peut masquer une rentabilité intrinsèque élevée…ou en chute libre !

    C’est à ces conditions que l’actionnaire pourra effectivement mesurer la rentabilité de son investissement et mieux valoriser sa participation en vue d’une cession ultérieure éventuelle. 



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