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L'impact des décisions sur le résultat et le bilan

Dernière mise à jour :

De nombreuses décisions prises par les responsables d’entreprises ont parfois un impact multiple sur les comptes et la trésorerie de celle-ci. Nous allons ici détailler l’impact de la distribution de dividendes, de la souscription de nouveaux emprunts, du rôle des amortissements et du choix entre acquisition et crédit-bail.


Sommaire


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L’impact de la distribution de dividendes

L’actionnaire recherche à rentabiliser son investissement dans l’entreprise. Il peut décider de vendre ses actions à un prix plus élevé qu’il ne les a payées ou opter pour la distribution annuelle de dividendes. Nous rappelons que les dividendes sont
une partie du résultat net.

L’impact d’une distribution se joue à deux niveaux.

Au niveau des fonds propres

Cette distribution va diminuer le niveau des fonds propres, ou du moins ralentir son accroissement. La partie du résultat non
distribuée ira se loger en réserves ou en report à nouveau, mais les dividendes distribués n’apparaitront pas dans les capitaux propres. Cela aura un impact certain sur le fonds de roulement de l’entreprise.

Des distributions régulières et importantes peuvent conduire à une sous-capitalisation de l’entreprise et remettre en cause
l’obtention de crédits par exemple.

Au niveau de la trésorerie

Les dividendes étant payés aux actionnaires, cela va conduire à un décaissement et donc à une baisse des disponibilités pour
l’entreprise. Il convient donc de s’assurer de la capacité de l’entreprise à distribuer aux actionnaires tout ou partie du résultat net. Dans le cas contraire, et afin de ne pas détériorer la trésorerie,  les actionnaires peuvent laisser leurs dividendes en comptes courants d’associés. Mais l’entreprise devra rémunérer les sommes placées et les actionnaires seront imposés sur des dividendes qu’ils n’auront pas réellement touchés.

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L’impact des emprunts

Un emprunt se caractérise par son montant, son taux, sa durée et surtout par le fait qu’il est remboursable.

Un emprunt  conduit à augmenter les capitaux permanents de l’entreprise et donc à augmenter le fonds de roulement. Mais très souvent, il sert à financer une immobilisation. Dans ce cas, l’impact sur le fonds de roulement est plus réduit.

Au fur et à mesure de son remboursement, les capitaux permanents vont décroitre en l’absence de résultats conservés dans
l’entreprise. Mais si  l’emprunt a servi à financer une immobilisation amortissable, la valeur nette de celle-ci va
aussi décroitre dans le temps. On obtient alors un bon équilibre bilantiel. Les deux comptes (emprunts et immobilisations) vont donc suivre la même courbe descendante.

Tout est différent pour un emprunt ayant servi à financer une immobilisation non amortissable. La valeur nette de celle-ci va rester stable alors que l’emprunt va décroitre. Le fonds de roulement de l’entreprise ne pourra alors être amélioré qu’en dégageant de bons résultats et en les conservant dans les fonds propres.

Par ailleurs, le remboursement aura un impact direct sur la trésorerie. Et pour finir, le résultat sera impacté négativement par les frais financiers qui conduiront cependant  à une économie d’impôt.

La somme remboursement du capital + intérêts annuels correspond alors au décaissement réel de trésorerie pour l’entreprise.

Enfin il est à noter que dans la majorité des emprunts les intérêts sont dégressifs. Importants au début ils diminuent au fur et à mesure des remboursements. L’impact sur le compte de résultat se fera de plus en plus faible sans que les décaissements diminuent (l’annuité étant constante, c’est le remboursement du capital qui devient prépondérant à la fin). L’économie
d’impôt sera donc plus faible : c’est ce qu’on appelle « l’effet de ciseau ».

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L'impact des amortissements

Les amortissements ont un double impact.

L’impact sur le fonds de roulement

En diminuant la valeur des immobilisations chaque année, on peut penser que l’amortissement contribue à l’amélioration du fonds de roulement de l’entreprise. Mais dans le même temps il diminue le résultat qui est logé au niveau des fonds propres. Il y a donc un équilibre au niveau du haut du bilan.
Par contre, une immobilisation non amortissable (terrain, fonds de commerce etc) conduit à la dégradation du fonds de roulement.

L’impact sur le résultat

En effet, les dotations aux amortissements sont des charges déductibles qui viennent diminuer le résultat imposable, et donc l’impôt. Pour une immobilisation non amortissable, cette économie bien entendu n’existe pas.

Quelle économie d’impôt ?

Une dotation annuelle de 30 000 € entraine une  diminution de l’impôt de 10 000 € si l’entreprise est taxée au taux de
33,33%. (30 000/3).

Si l’immobilisation a été financée par l’emprunt, il faut y ajouter l’économie d’impôt liée aux frais financiers comme nous l’avons vu auparavant.

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Acquisition ou crédit-bail (leasing)

Le crédit- bail est la location d’un bien meuble sur une période fixée par avance et donnant lieu au paiement de loyers.

A ce titre, c’est une charge déductible présente dans le compte de résultat. Le bien n’apparait pas au bilan et ne donne lieu à aucun amortissement, ni emprunt. Comme nous l’avons vu précédemment, l’acquisition d’un bien amortissable financé par emprunt procure amortissements et frais financiers.

En dehors de l’aspect du droit, l’impact d’une décision acquisition ou crédit-bail est assez limitée.

Voyons un exemple.

Une entreprise souhaite se doter d’une nouvelle machine au prix de 10 000 €.

1)      Acquisition :

  • Amortissement sur 4 ans soit une dotation annuelle de 2 500 €.
  • Emprunt de 10 000 € sur  48 mois : 230.29 €/ mois soit 2763.48 € de remboursement par an.
  • Frais financiers en année1 : 447.40 €
  • Impact sur le résultat : 2 500 + 447.40 =2947.40 €
  • Economie d’impôt au taux de 33.33% =982.47 €


2)      Crédit-bail :

  • Pas d’amortissements
  • Pas d’emprunt
  • Pas de frais financiers.
  • Loyers mensuels de 230.29 € soit un total annuel de 2763.48 €.
  • Impact sur le résultat : 2763.48 €
  • Economie d’impôt au taux de 33.33% = 921.16 €


En fait il faut tenir compte de deux autres facteurs : 


Le coût du crédit-bail est un peu plus élevé que celui du crédit classique. Les décaissements seront donc légèrement plus élevés
mais l’économie d’impôt sera plus importante dans le même temps et devrait s’équilibrer avec le crédit.


La part des intérêts va décroitre dans l’emprunt et donc l’impact sur le compte de résultat va s’amenuiser au fil du temps. Les
loyers quant à eux resteront stables.



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